Alors que nous assistions aux « Parlementeries »

Bien que nous pensions nous présenter dans ce grand lieu de démocratie qu’est l’Assemblée nationale, afin de, comme le disait le président de la FTQ, bonifier le projet 33, nous nous sommes plutôt retrouvés dans ce qui avait plutôt l’air d’une représentation des « Parlementeries ».

Cette fois par contre, l’auteur du spectacle était Jean Charest. Il avait confié à Lise Thériault de se personnifier elle-même. Elle devait être arrogante et irrespectueuse. Elle devait également jouer le rôle d’une gamine qui, au lendemain de l’Halloween, se présente à l’école après avoir avalé toutes les friandises, se retrouvant avec un surplus d’énergie et se mettant à perturber la classe, riant avec ses voisins de pupitre, ne cessant d’intervenir à tout moment et dérangeant ses collègues de classe.

Lise Thériault, lors de ces « Parlementeries », a joué tous les rôles, sauf celui de Ministre du travail. Elle qui se dit la Ministre des travailleurs, par son attitude a manqué de respect à l’endroit non seulement des travailleurs de la construction, mais également à l’endroit de tous les travailleuses et travailleurs membres de la plus grande centrale syndicale au Québec. Par son attitude, elle et l’auteur de cette comédie ont manqué de respect à l’endroit de cette grande institution de démocratie qu’est l’Assemblée nationale du Québec.

L’auteur de cette lettre est Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ pour la région de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec