Campagne électorale québécoise

« Pour le bien de la démocratie, il est primordial que nous ayons des débats publics dans la région, au cours desquels la population pourra poser des questions sur ce que pensent les candidats des dossiers tant nationaux que régionaux »

– Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ

Rouyn-Noranda, le 21 novembre 2008 – La FTQ n’appuiera pas de partis politiques au cours de cette campagne électorale. Cette décision n’est pas synonyme de neutralité; nous allons profiter de cette campagne pour évaluer les performances du gouvernement sortant, de même qu’évaluer les différentes plateformes des partis politiques et nous allons soumettre notre propre plateforme aux différents partis politiques.

« Notre plateforme sera acheminée à l’ensemble des candidats leur demandant de se prononcer clairement sur celle-ci; par la suite, nous rendrons publics les résultats de cette démarche», a fait savoir Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du Québec.

L’économie oui ! Mais encore

«Nous convenons tous de l’importance du thème de l’économie mais il ne faudrait surtout pas que ce soit un prétexte pour éviter de parler des autres problèmes comme celui de la santé, du rétablissement du plein droit à la libre négociation dans le secteur public, de la pauvreté, du logement social et de l’environnement.

« Il ne faudrait pas non plus que ce soit un prétexte pour ne pas bonifier les mesures afin de venir en aide aux travailleuses et travailleurs du secteur forestier qui ont perdu leur emploi. Il y a des drames humains qui se vivent dans ce secteur, que l’on pense par exemple à la situation de Lebel-sur-Quévillon » a ajouté M. Chapadeau.

Autre dossier fort important pour notre région

« Notre région est coupée du reste du Québec en ce qui a trait à la couverture médiatique; Radio Canada télévision qui est pourtant présente dans les autres régions du Québec est pratiquement absente ici; sans oublier que TVA ne diffuse rien de ce qui se fait ici par RNC média. Notre région a le droit, elle aussi, d’être vue et entendue ailleurs au Québec.

« Nos journalistes en région font tout leur possible pour bien faire leur travail, mais encore faut-il qu’ils aient tous les instruments pour le faire. Pour être entendu et vu par le reste du Québec, il faut bloquer la 117, sinon personne ne parle de nous ailleurs. Notre développement, comme région, passe aussi par une meilleure connaissance par le reste du Québec de ce qu’est notre région. Nous demandons donc aux candidats de prendre position dans ce dossier.

« Évidemment, ce dossier est de juridiction fédérale mais je crois que certaines positions, prises par les partis lorsque TQS a sabré dans ses salles de nouvelles et dans sa couverture régionale, comme un rapatriement au Québec de la juridiction sur les communications, méritent d’être reprises dans le cadre de cette campagne », a repris Gilles Chapadeau.

La démocratie c’est plus qu’une photo sur un poteau

« Nous croyons qu’il est primordial pour le bien de la démocratie que nous ayons des débats où les citoyens pourront poser leurs questions aux candidats. Cette élection coûtera 85 millions, ne devrait-elle pas, à tout le moins, servir à confronter les idées des candidats en lice pour le poste de député?

« En écoutant les commentaires un peu partout en région on se rend compte que tout est axé sur la campagne nationale. Il ne reste aux candidats en région qu’à serrer des mains dans les centres d’achat ou encore à participer à des brunchs le dimanche. Notre région mérite plus, nous avons le droit de savoir comment se positionnent les candidats dans les dossiers régionaux. Nous croyons qu’il faut que l’on ait des débats publics dans chacun des comtés », a conclu Gilles Chapadeau.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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