Le Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec devant la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Rouyn-Noranda, 3 novembre 2016. – Le Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord- du-Québec présentera son mémoire aujourd’hui à la Commission sur l’éducation à la petite enfance. En effet, Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ, Sonia Charette et Manon Leclerc, respectivement présidente et responsable de la condition féminine au Conseil régional FTQ, participeront aux audiences de la commission afin de présenter la position de leur organisation.

«Nous saluons cette initiative de la Commission sur l’éducation à la petite enfance de faire une place aux régions dans leur processus de consultation. Notre mémoire se veut le reflet de la position des travailleuses et travailleurs que nous représentons en Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec» de commenter Sonia Charette, présidente du conseil régional FTQ.

Dès le début des années 1970, la FTQ a revendiqué un réseau de garderies financé par l’État, des maternelles à plein temps ainsi que des services d’appoint dans les écoles primaires, l’égalisation des chances faisant l’objet d’un large consensus.

«Ce réseau fait aujourd’hui notre fierté et l’envie des populations de partout ailleurs, notamment en Amérique du Nord, et son excellence n’est plus à démontrer. La hausse de l’activité des femmes sur le marché du travail, particulièrement des mères de jeunes enfants ainsi que l’insertion facilitée des enfants dans le réseau préscolaire en sont les preuves irréfutables» de dire Manon Leclerc, responsable de la condition féminine au Conseil régional FTQ.

Les différentes mesures mises en place par le gouvernement actuel vont à l’encontre des fondements de départ de la politique des services de garde, soit d’offrir à tous les parents et les enfants des services de garde dans un cadre éducatif de qualité et de le faire à très faible coût pour les parents.

«Malgré le bilan positif du réseau des CPE, force est de constater (et à regret) que le gouvernement actuel semble vouloir favoriser les intérêts privés plutôt que le réseau public. Les gestes posés par celui-ci depuis 2014 n’ont rien pour rassurer, en fait cette menace de privatisation n’est pas unique au CPE, elle semble être présente dans l’ensemble des services publics» d’ajouter Gilles Chapadeau, Sonia Charette et Manon Leclerc.

Le ministre des Finances annonçait fièrement un surplus budgétaire de plus de 2 milliards de dollars, résultat de coupures éhontées tant dans les CPE qu’ailleurs dans les services publics. Visiblement, le gouvernement a choisi d’hypothéquer notre avenir et celui de nos enfants plutôt que d’investir dans l’avenir de ceux-ci. Nous croyons qu’il est encore temps pour le gouvernement de revenir en arrière et d’investir dans l’avenir du Québec c’est-à-dire dans l’avenir de nos enfants.

Le Conseil régional FTQ regroupe près de 10 000 travailleuses et travailleurs sur l’ensemble du territoire de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.

Télécharger la présentation du conseil régional.