FRONT COMMUN SYNDICAL HISTORIQUE POUR 13500 EMPLOYÉES ET EMPLOYÉS DE L’ÉTAT EN ABITI-TÉMISCAMINGUE ET DU NORD-DU-QUÉBEC

Rouyn-Noranda, le 1er juin 2009. – Les organisations syndicales des secteurs public et parapublic des deux régions, regroupant 13500 travailleuses et travailleurs, s’unissent au sein d’un front commun historique. Ce matin, les représentantes et représentants de nos organisations syndicales régionales annoncent la signature, par nos organisations respectives au niveau national, d’un protocole de fonctionnement en Front commun pour négocier avec l’État le renouvellement de leurs conventions collectives ainsi qu’une entente de non-maraudage. Rappelons que le décret ayant imposé les conditions de travail à tous nos membres prendra fin le 31 mars 2010.

La création du Front commun, qui regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) , la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a été rendue publique le 11 mai 2009 en conférence de presse par les porte-parole des organisations, Réjean Parent du SISP, Claudette Carbonneau de la CSN et Michel Arsenault de la FTQ.

Un rapport de force augmenté

« À l’approche d’une nouvelle ronde de négociations dans les secteurs public et parapublic, les 13500 membres que nous représentons ont souhaité l’unification des forces syndicales au sein d’un Front commun unique. Nous n’avons pas oublié la fin abrupte des dernières négociations, en décembre 2005, avec l’adoption sous le bâillon d’une loi spéciale imposant les conditions de travail aux employés de l’État et nous ne voulons pas revivre un tel événement », affirme le représentant de la FTQ, M. Gilles Chapadeau.

Dans ce contexte, les organisations ont d’ailleurs convenu de ne pas susciter de changement d’allégeance syndicale entre leurs membres respectifs au cours de l’été prochain afin de concentrer toutes leurs énergies sur le renouvellement des conventions collectives.

Une approche différente de négociation

Nos représentants syndicaux au niveau national rencontreront le Conseil du trésor et lui signifieront leur volonté d’adopter une approche différente pour cette prochaine négociation. Ils demandent au gouvernement d’adopter un échéancier raccourci, incluant une démarche de « pré-négociation » dès ce printemps, afin d’en arriver à un règlement d’ici avril 2010.

« Afin de donner toutes les chances à la négociation, nous souhaitons commencer rapidement les travaux et les concentrer autour de quelques enjeux majeurs qui peuvent être réglés de façon satisfaisante dans des délais les plus courts possibles. Nous invitons le gouvernement à saisir cette occasion pour trouver des solutions, avec nous, aux problèmes que vivent nos services publics », a expliqué le président du Conseil central , M. Donald Rheault.

Des mythes qu’il faut détruire

Le retard salarial des employées et employés des secteurs public et parapublic par rapport aux autres salariés du Québec est un obstacle important au fonctionnement optimal et au développement des services publics. En 2008, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) estimait ce retard à 7,7 % en moyenne par rapport à l’ensemble des salariés du Québec et à 5,2 % par rapport au secteur privé. « Il y a trente ans, plusieurs travailleurs du secteur privé enviaient leurs collègues du secteur public. Aujourd’hui, les conditions de travail et les salaires se sont tellement détériorés que le gouvernement a peine à recruter et à garder son personnel. Ce n’est pas un vol de réclamer sa juste part », a déclaré le porte-parole du SISP, M. Marc Nantel.

Par ailleurs, il faut savoir que la sécurité d’emploi mur à mur du personnel de l’État est un mythe. Seulement 48 % des salariés occupent des postes réguliers à temps plein tandis que 16% travaillent à temps partiel et que le statut des autres 36 % est sur appel, occasionnel ou temporaire sans aucune sécurité d’emploi.

Mise en garde au gouvernement

Dans un autre ordre d’idées, les portes paroles régionaux du Front Commun verront à prévenir le gouvernement que les services publics et les conditions de travail des personnes qui les dispensent ne doivent pas faire les frais de la crise. Au contraire, l’effondrement économique révèle à quel point nos services publics constituent le meilleur rempart contre l’appauvrissement de la population. Investir dans les services publics, à ce moment-ci, doit être considéré comme un investissement des plus rentables pour relancer l’économie.

Nos représentants sont prêts à négocier avec diligence et de bonne foi. Les porte-parole régionaux demandent au gouvernement de faire de même, sachant que les membres des deux régions que nous représentons, et qu’ils feront preuve de détermination et de solidarité.
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Pour information : Lemelin Line APTS 1-514-206-7503
Lévesque Micheline FIQ 819-732-3341 poste 2214
Marcoux Marie-Josée SPGQ 819-763-3777
Bédard Gabriel SFPQ 819-444-9419
Chapadeau Gilles FTQ 819-279-7828
Nantel Marc CSQ 819-762-0929
Rheault Donald CSN 819-444-7357