La FTQ se désole du peu d’écoute du gouvernement face aux revendications des étudiants et des étudiantes

Rouyn-Noranda, le 20 mars 2012 – Le conseiller régional de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Gilles Chapadeau, se désole du peu d’écoute du gouvernement face aux revendications pourtant légitimes des étudiants et des étudiantes.

« Il est tout de même désolant de voir à quel point le ministre régional Pierre Corbeil refuse tout dialogue avec les représentants régionaux des différentes associations étudiantes, les demandes répétées de rencontres ayant toutes été refusées.
Et même s’il a accepté de les rencontrer, le député Daniel Bernard continue de faire la sourde oreille. C’est tout à fait inacceptable », de dire Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ.

« La FTQ en Abitibi-Témiscamingue appelle les élus régionaux à faire davantage preuve de considération à l’endroit des représentants des étudiants et des étudiantes, et leur demande de les rencontrer. Leur refus de dialoguer avec ceux et celles qui n’épousent pas leur point de vue nous laisse pour le moins perplexes sur leur respect du processus démocratique », ajoute le conseiller régional.

« Qui voudrait une augmentation de 75 % de ses coûts d’épicerie ou de loyer? Pourtant, c’est à cela que le gouvernement convie les étudiants et les étudiantes en haussant ainsi les droits de scolarité jusqu’en 2016. Une attitude responsable serait de s’asseoir à la table de négociation et de trouver un règlement acceptable, avant que le climat ne se gâte davantage », a conclu Gilles Chapadeau.

La FTQ estime que la hausse des frais de scolarité touchera directement les travailleurs et travailleuses de la classe moyenne en affectant leur capacité de venir en aide à leurs enfants dans la poursuite de leurs études.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.