« Les conservateurs n’ont pas pris beaucoup de temps avant de sortir les armes et faire connaître leur façon d’agir en faveur des entreprises et contre les travailleurs et les travailleuses » – Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ

Rouyn-Noranda, 20 juin 2011 – Les conservateurs, maintenant majoritaires, nous démontrent clairement qu’ils n’hésiteront pas à utiliser tous les instruments en leur possession contre les travailleurs et les travailleuses. Postes Canada a pris toutes les mesures pour inciter le gouvernement à déposer une loi de retour au travail. La société d’État a entamé les négociations en étant résolue à s’en prendre aux droits et avantages sociaux des travailleurs et des travailleuses, ceux-là mêmes qui ont permis à Postes Canada de réaliser des profits au cours des seize dernières années.

« Après seize ans de rentabilité, les travailleurs et les travailleuses qui ont permis ces années de rentabilité se seraient attendus à ce que leur employeur négocie de bonne foi et amène des solutions concrètes à la table de négociations, ce qui n’a pas été le cas. L’attitude de Postes Canada nous laisse croire que, depuis le début, celle-ci s’attendait à recevoir l’appui de Stephen Harper », a mentionné Claudette Samson, présidente de la section locale 385 du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP).

« En Abitibi-Témiscamingue, c’est plus de 250 travailleurs et travailleuses qui sont touchés par cette loi spéciale injustifiée : comment Postes Canada peut-elle invoquer le spectre de l’économie pour imposer cette loi spéciale, alors que le syndicat lui avait offert de mettre fin à la grève tournante, si Postes Canada reconduisait la convention collective et continuait de négocier », a ajouté Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec.

Un peu partout en région, les affiliés de la FTQ se rendront sur les lignes de piquetage afin de démontrer leur solidarité envers les travailleurs et travailleuses de Postes Canada.