LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DE L’INDUSTRIE FORESTIÈRE LANCENT UN CRI D’ALARME ET DEMANDENT AUX GOUVERNEMENTS D’INTERVENIR ÉNERGIQUEMENT

Rouyn-Noranda, le 9 mars 2009 – Ce matin, à Val D’or, a lieu une réunion entre des représentants syndicaux affiliés à la FTQ et le ministre Pierre Corbeil de même que le député Daniel Bernard. « Nous allons en autres discuter du dossier forestier et demander des engagements de leur part. À la veille de la reprise des travaux parlementaires, nous voulons rappeler au gouvernement québécois qu’il a la responsabilité d’intervenir énergiquement. C’est toute une industrie qui est au bord du gouffre, qu’est-ce qu’on attend? », a déclaré Gilles Chapadeau, conseiller régional de la FTQ.

Des mesures de Québec, sans oublier la responsabilité d’Ottawa

Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) qui représente des milliers de membres dans cette industrie en appelle tout autant au gouvernement fédéral de Steven Harper. « Le fédéral n’a offert que des miettes à l’industrie forestière alors que l’industrie de l’automobile bénéficie d’une aide musclée. Est-ce que nous sommes des citoyens de seconde zone? », a questionné Carl Proulx, représentant régional du SCEP

Prêché dans le désert

Le SCEP et la FTQ ne compte plus les sorties publiques et les demandes adressées aux deux paliers de gouvernement. « On prêche littéralement dans le désert. Les élus disent d’un côté comme de l’autre en avoir fait assez mais permettez-moi de les contredire. Ce n’est certainement pas avec les 175 millions de dollars que le fédéral a mis de l’avant que nous préserverons les milliers d’emplois de cette industrie. Dans la situation actuelle et face à l’urgence du dossier, nous demandons à nos députés régionaux, peu importe leur formation politique et leur palier de gouvernement, de faire front commun en faveur de la région », a indiqué Gilles Chapadeau

La faillite guette non seulement les compagnies mais l’ensemble du secteur

Après Smurfit-Stone, qui s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite, voilà que des rumeurs persistantes circulent à propos d’Abitibi Bowater, le plus gros employeur au Québec dans ce secteur. « Si cette compagnie tombe en faillite, c’est 7 600 travailleurs et travailleuses et plus de 8 900 retraités et retraitées qui seront affectés. Il faut absolument que nos élus s’activent », demande Gilles Chapadeau.

« On ne sait plus vers qui se tourner parce que nous en avons déjà fait beaucoup localement dans nos usines pour aider à diminuer les coûts. Et c’est sans compter les différents arrêts de travail temporaires que nous devons supporter. C’est le désarroi au sein de nos membres et personne dans nos gouvernements ne semble réaliser l’ampleur du désastre qui se trame », a déploré Carl Proulx

Depuis longtemps déjà, le SCEP et la FTQ réclament des mesures pour aider les travailleurs et travailleuses mais aussi l’industrie qui a dû composé avec une série de coups durs ces dernières années. Avec la crise économique actuelle et les difficultés d’obtention de crédit, « les gouvernements pourraient minimalement offrir des garanties de prêts afin de soutenir les entreprises et leur donner un répit», a conclu Gilles Chapadeau.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : Gilles Chapadeau 819-279-7828
Carl Proulx 819-444-7258