« Résolu doit faire preuve de transparence et d’imagination au lieu d’y aller d’une solution simpliste, soit celle de piger dans la poche des travailleurs » - Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ

Usine Résolu Amos

Amos, le 12 mars 2012 – Réunis dans les locaux de la section locale 227 du Syndicat canadien de l’énergie et du papier (SCEP), le représentant de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Gilles Chapadeau, ainsi que le président de la section locale 227 du SCEP, Jean-Pierre Lafond, ont dénoncé l’attitude de l’entreprise Résolu qui demande de nouvelles concessions salariales aux travailleurs de l’usine d’Amos.

« Les travailleurs ont déjà fait des concessions importantes lors de la dernière négociation, mais voilà que l’entreprise en veut davantage. C’est tout à fait inacceptable! S’ils veulent baisser les coûts de production, ils auraient tout avantage à mettre de l’avant des projets qu’ils avaient laissés miroiter et à investir dans cette usine.

« Ils avaient, disaient-ils, des projets qui allaient contribuer à faire baisser les coûts de production, comme celui d’installer une cogénératrice ou encore un incinérateur de biomasse et un récupérateur de vapeur, mais rien de tout cela ne s’est réalisé. Il y a une limite à demander sans cesse aux travailleurs de mettre la main dans leurs poches pour sauver l’usine : l’entreprise aussi doit faire des efforts » a dit Gilles Chapadeau, le conseiller régional de la FTQ.

Mardi dernier, le syndicat a demandé que les livres de l’entreprise soient examinés par des experts du Fonds de solidarité, ce qu’a rejeté du revers de la main la direction de Résolu. « La question qui se pose est celle-ci : Résolu tente-t-elle de nous cacher quelque chose? Comment exiger d’en avoir toujours plus si on refuse de faire la preuve d’une non-rentabilité? », se demande pour sa part Jean-Pierre Lafond, président de la section locale.

« L’attitude de l’entreprise est telle qu’elle nous laisse croire que l’avenir de l’usine est menacé. Si tel est le cas, et une fois qu’elle ouvrira ses livres, nous lui proposerons de s’asseoir ensemble et de voir ce que nous sommes prêts à faire de part et d’autre. Nous sommes convaincus jusqu’à preuve du contraire que l’usine d’Amos est rentable et que c’est en grande partie grâce aux efforts déjà consentis par les travailleurs » ajoute le dirigeant syndical.

Le SCEP et la FTQ croient fermement que seule une mobilisation régionale en faveur de l’usine d’Amos viendra à bout de faire comprendre à cette entreprise que les travailleurs et les résidants de la ville d’Amos ne sont pas de simples pions sur leur échiquier. Ils en appellent donc à la solidarité régionale.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale au Québec avec plus de 600,000 affiliés.