Le Conseil régional FTQ ATNDQ dénonce la mauvaise foi des partis de l’opposition qui ont voté contre le projet de loi 43 sur les mines.

Rouyn-Noranda, le vendredi 1er novembre 2013 – Le Conseil régional FTQ de l’Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec s’insurge contre le comportement des partis politiques de l’opposition, qui ont voté contre le projet de loi 43, loi sur les mines.

«C’est avec stupéfaction que nous apprenions que le projet de loi a été « tué » par les partis de l’opposition à l’Assemblée nationale et par la même occasion, tous nos espoirs sont anéantis avec le rejet du projet de loi 43, loi sur les mines. Nous dénonçons haut et fort le comportement cavalier dont le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti Coalition avenir Québec (CAQ) ont traité ce projet de loi, si attendu par l’ensemble du Québec » de dire le conseiller régional FTQ David Maden.

Une loi attendue en région

Le Conseil régional FTQ-ATNDQ, à l’instar de la FTQ et des Métallos, considérait en effet que le projet de loi 43 comportait suffisamment d’éléments positifs pour y donner leur aval. « Nous estimons que plusieurs éléments de l’introduction de ce projet de loi constituaient des postulats forts. On y retrouvait l’intention du législateur d’inscrire le développement minier dans l’esprit du développement durable, de reconnaître que les ressources naturelles constituent un bien collectif, d’assurer un maximum de richesse pour les citoyens et les citoyennes, de s’assurer que l’exploitation des ressources bénéficient aux générations futures, tout particulièrement les dispositions concernant la transformation des ressources et la maximisation des retombées économiques ainsi que les garanties financières qui couvrent la totalité des coûts de la restauration des sites miniers. Voilà des objectifs que nous valorisons et appuyons sans réserve »

« Une région comme la nôtre ne peut se permettre le luxe de se priver d’une refonte de la loi sur les mines, loi qui date des années 1800. Notre région est née avec les mines et notre histoire ainsi que notre territoire sont marqués par les abus et les aléas du secteur minier. Nous sommes une région ressource, cependant nous ne bénéficions pas pleinement de nos richesses. Il était largement temps de corriger cette situation et les partis de l’opposition n’ont pas cru bon prendre en considération notre réalité » poursuit monsieur Maden.

Le Québec pris en otage par les partis d’opposition

Le Conseil régional FTQ constate que les partis de l’opposition sont davantage préoccupés par leurs besoins électoralistes et partisans que par la prospérité et le bien-être du Québec. Il faut se rappeler que lorsque le PLQ était au pouvoir, il avait proposé le projet de loi 14, projet de loi visant à réformer la loi de mines. L’actuel projet de loi 43 reprenait près de 80 % des articles de l’ancien projet de loi que le PLQ avait proposé en 2011. Le PLQ ne peut prétendre être contre l’idée d’une réforme de la loi sur les mines.

La situation qui se vit au Québec pourrait ressembler à celle vécue aux États-Unis, où les Républicains qui forment le parti de l’opposition bloquent systématiquement les propositions du gouvernement, notamment les questions de finances, avec comme seul objectif de discréditer, ce qui a pour résultat que des milliers de travailleurs et travailleuses se sont retrouvés au chômage le 1er octobre dernier.

« Si ces partis pensent pouvoir se faire élire en agissant de la sorte, on va leur rappeler que les préoccupations premières d’un parti politique aspirant au pouvoir c’est de faire avancer les dossiers qui touchent l’ensemble du Québec. Nous n’acceptons pas de servir d’otage dans une lutte au pouvoir » de conclure monsieur Maden.

Le Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec représente plus de 10 500 membres de tous les secteurs économiques confondus sur l’ensemble du territoire.