Mais qu’attend donc Québec pour sauver l’industrie forestière?

Rouyn-Noranda, le 5 octobre 2006 – Le Conseil régional FTQ de l’Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec et le Syndicat canadien de l’énergie et du papier (SCEP) sont estomaqués de constater l’inertie du gouvernement libéral et de son ministre délégué à la forêt, Pierre Corbeil, dans le dossier de la forêt.

« Combien faudra-t-il encore de fermetures d’usines et de scieries pour que le ministre et député d’Abitibi-Est constate que l’heure est grave? Depuis plus d’un an et demi, la FTQ réclame des mesures concrètes d’aide aux entreprises et aux travailleurs, mais en vain. Ce gouvernement se bouche les oreilles, ferme les yeux et se contente de regarder passer le train, sans rien faire, c’est une honte!», de déclarer les représentants régionaux de la FTQ et du SCEP, MM. Gilles Chapadeau et Lucien Coté.

La fermeture temporaire de deux autres scieries de la compagnie Tembec à La Sarre et à Taschereau et de deux scieries de la compagnie Domtar à Matagami et Val-d’Or se traduit par la mise au chômage de plus de 600 travailleurs. Ceci est inacceptable, d’autant plus que la crise fait rage depuis maintenant plus d’un an.

« Nous avons le sentiment que ce gouvernement a décidé d’abandonner les travailleurs. Le ministre Corbeil devrait passer moins de temps à Québec et davantage de temps dans sa région. Il serait à même de constater qu’il y a une crise et que c’est l’avenir des villes et villages qui est menacé. À quand de véritables mesures d’aide aux entreprises et aux travailleurs? » de questionner la FTQ et le SCEP.

En ce qui a trait à la demande de Commonwealth Plywood qui a été de transférer le CAAF de Belleterre à Sainte-Thérèse, nous nous y opposons farouchement. Le ministre doit obtenir l’accord des travailleurs et du milieu avant tout transfert de CAAF.

-30-

Source : FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec
Informations : Gilles Chapadeau, bureau : 819 762-1354 cellulaire : 819 279-7828

JL/av
sepb-574