Les représentants syndicaux d’Unifor et de la FTQ appellent à la mise en place d’une cellule de crise régionale pour assurer la sauvegarde de la papetière d’Amos

Photo: Alain Picard

Une semaine après l’annonce de fermeture prolongée de la papetière, les représentants syndicaux appellent les forces vives de la région à se mobiliser.

Pour le conseiller régional de la FTQ, Gilles Chapadeau, Ronald Nantel, représentant national d’Unifor et Frédéric Auger, président de la section locale 227 d’Unifor, il est fondamental qu’une cellule de crise soit mise en place, et ce, de façon urgente. « Ce comité pourra examiner les actions à entreprendre à court terme. Et par la suite, il pourra travailler sur un projet de relance qui inclue un plan de conversion de l’usine d’Amos vers des créneaux d’avenir », plaident-ils.

Dans l’immédiat les représentants syndicaux s’inquiètent. « Les différentes rencontres que nous avons eu avec la direction de Résolu nous ont apporté davantage de préoccupations que de réponses à nos questions. Les gestes qui vont être posés par l’entreprise pour protéger les équipements contre le gel hivernal sont à notre avis insuffisants et risquent d’être fatals pour la suite des choses ».

«Il est impératif que PFR investisse maintenant si on veut assurer la viabilité de cette usine plus tard », demandent les représentants syndicaux. « Les travailleurs et travailleuses ont des propositions concrètes, ils ont une fine connaissance des opérations et sont très conscients des enjeux si l’entreprise n’investit pas maintenant».

«Les élus peuvent jouer un rôle fondamental dès maintenant, nous saluons d’ailleurs les engagements pris par certains d’entre eux, mais à partir de maintenant, c’est ensemble que nous devons travailler sur un plan de match concret où chaque étape assurera une réouverture prochaine de l’usine», complètent les représentants syndicaux.

Perte d’expertise régionale appréhendée

«Maintenir un nombre minimal d’opérations, c’est conserver à Amos l’expertise nécessaire à la relance de l’usine. Et avec le niveau de compétence de nos travailleurs, c’est évident que s’ils n’ont pas de signal clair de la part de l’employeur, ils risquent de partir travailler ailleurs et ce sera une lourde de perte pour la région», expliquent M. Nantel et Auger.

Le Conseil régional FTQ et Unifor rappellent que la papetière d’Amos de PFR est un moteur économique pour la région. La fermeture de cette usine, en plus de toucher directement les travailleurs et travailleuses, pourrait faire des victimes collatérales auprès des différents fournisseurs et équipementiers. « C’est pourquoi nous lançons cet appel à la mobilisation régionale », explique M. Chapadeau.

«Nous avons la matière première, nous avons l’expertise, nous avons la volonté et la conviction de pouvoir réussir, il ne nous manque que la coordination de nos actions pour assurer l’avenir de cette usine», demandent les représentants syndicaux.

Rappelons que la semaine dernière, les dirigeants de PRF ont annoncé aux travailleuses et travailleurs de l’usine d’Amos que leur usine, en arrêt de production depuis le 19 avril dernier, demeurerait fermée jusqu’au printemps prochain. Cette annonce a eu l’effet d’une douche froide alors que la même journée de l’annonce patronale, les membres d’Unifor avaient manifesté devant l’usine pour en demander la réouverture.